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Souvenirs d’une guide pour citoyens… soviétiques 
23 Oct 2017, 10:01 am

Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine. © Keystone
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Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine. © Keystone

Ah, souvenirs, souvenirs…il en est qui tombent dans l’oubli, d’autres restent ineffaçables et ressurgissent parfois dans ma mémoire de guide touristique de Genève.
A l’occasion du 100e anniversaire de la Révolution d’Octobre, je me suis souvenue, non pas de Lénine personnellement, mais du passage d’un groupe d’artistes venant de l’Union Soviétique. Le soir, ils se produisaient sur diverses scènes locales. Pendant la journée, leur programme se composait de visites d’endroits où avait habité Lénine lors de son séjour à Genève, « Cité Refuge ».

Je venais de terminer l’Ecole d’Interprète en français, espagnol et russe et me suis annoncée à Genève Tourisme. C’est ainsi que le Consulat de l’URSS m’a trouvée pour servir de guide à ses visiteurs ne parlant que le russe. C’était les années 1970/80, bien avant la Pérestroïka.

Je devais accueillir des groupes russophones venant de différentes Républiques de l’Union Soviétique pour leur montrer la ville. C’était surtout des artistes : danseurs, chanteurs, musiciens-solistes d’un très haut niveau. De temps en temps, Il y avait des membres du Parti, des personnalités en vue du monde diplomatique et politique. J’étais heureuse de pouvoir accueillir à Genève, ces personnes venant de la lointaine Russie. C’était un autre univers. On voyageait moins qu’actuellement.
Parfois, je devais les accompagner dans leur voyage à travers le pays. Ces voyages duraient une dizaine de jours au bout desquels nous devenions amis. Le jour de leur départ, il y avait des pleurs, des embrassades et des promesses sur le quai de la gare.

Lors de ces déplacements, je leur servais d’Interprète depuis l’allemand, le français et l’anglais vers le russe, j’étais une espèce de « pont » entre deux mondes, celui de l’Est et de l’Ouest. Ces touristes-artistes savaient beaucoup de choses mais ne connaissaient pas les langues étrangères. Ils étaient envoyés en Occident, en guise de propagande.

Un jour, j’ai eu le plaisir de recevoir un grand groupe de jeunes et charmants danseurs et danseuses de Moldavie. D’habitude, ils étaient accompagnés par une guide d’INTOURIST, en général très qualifiée et par un représentant du Parti. C’était toujours un homme entre deux âges, au crâne rasé, la face fermée, portant un blouson en cuir de couleur sombre. Ses mains étaient en permanence plongées jusqu’aux coudes dans les profondes poches dudit blouson. D’après son attitude, je comprenais qu’il voulait être une espèce de porte-parole entre le groupe et moi. Il me communiquait leurs souhaits en style télégraphique : « Le groupe désire visiter la BPU où Vladimir Ilitch Lénine allait souvent lire et s’instruire. Il souhaite avoir connaissance des livres que Lénine avait l’habitude de lire dans le but de confier le pouvoir au peuple… » Alors que ces jeunes artistes ne désiraient que visiter la ville, courir sur les quais, manger une glace, acheter des souvenirs, se baigner dans le lac, goûter le chocolat et la fondue !!!
L’homme à la veste de cuir était le surveillant de tout et de tous, en d’autres termes, c’était « l’œil de Moscou » ou tout simplement un « misérable rapporteur ».
Mon groupe de danseurs évitait de le regarder en face, il n’était pas des leurs.
En ville, nous nous déplacions en car. J’étais assise devant, à côté du chauffeur, le micro en main. Le mystérieux surveillant, sans me consulter, s’installait à côté de moi afin de contrôler les propos que j’adresserais au groupe… « Ah non, il ne faut pas leur dire ceci ou cela », sifflait-il à mon oreille, tel un serpent … Ces conditions de travail n’étaient pas faciles pour moi mais je les supportais sans protester, en me disant que le groupe souffrait aussi.

Séjournant pendant toutes ces longues années à Genève et en Suisse, Lénine n’a jamais eu une occupation bien précise. Il ne travaillait pas et n’était pas inscrit à l’Université. Néanmoins, il avait une carte de lecteur de la BPU, s’y rendant régulièrement. (Il était également membre de la Société de Lecture, dans la Grand’Rue, cette dernière possède encore des ouvrages annotés de sa main). A l’occasion de la visite de ces danseurs, j’ai eu enfin la possibilité de savoir quel genre de littérature Lénine avait l’habitude de consulter.

Avant l’arrivée du groupe, le Consulat demandait à l’Université de mettre à la disposition de ce dernier, ces quelques ouvrages que Lénine avait l’habitude de parcourir.
Nous voilà dans la grande salle de lecture de la bibliothèque universitaire. Personne ne parle. L’atmosphère est studieuse. Les livres en question se trouvent étalés devant nous. Ils sont d’autant plus intéressants que Lénine avait la sale habitude d’écrire sur les marges desdits livres, des réflexions que je n’ai malheureusement pas pu déchiffrer. Mon groupe était tétanisé et entrait en transe à l’idée de pouvoir jeter un coup d’oeil sur ces pages qu’avait feuilletés le héros de la Révolution d’Octobre…Des livres qu’il avait tenu personnellement dans ses mains ! Un silence, voire un froid glacial s’installait. La terreur se transmettait même à travers les livres qu’il avait lus !!! Mon impatience était au comble : qu’avait pu lire ce révolutionnaire, cet homme énigmatique et tout-puissant ? Je me frayais un chemin à travers mes danseurs et plongeai mon regard impatient dans les pages de l’un d’entre eux qui était mis à notre disposition : j’ai pu lire :« Vie de Jésus » de l’écrivain et philosophe français, Ernest Renan de l’Académie française. Son Christ n’est pas mystique, c’est aussi un homme. C’est cet homme qui intriguait Lénine. Tout en combattant toute manifestation spirituelle et religieuse de ses compatriotes, Lénine essayait de percer le mystère de son principal et insaisissable rival : le Christ homme ou Dieu ? ! « Pour combattre ton ennemi, disait-il, il faut le connaître. «…Lénine allait brûler et détruire des milliers de superbes églises, témoignages de foi profonde et de culture de la Sainte Russie, tout en persécutant les croyants et détruisant la religion ainsi que les monuments millénaires, de son propre peuple … à suivre…

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Parmi les étrangers à Genève, un certain… Lénine 
23 Oct 2017, 9:50 am

© Steve Iuncker
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© Steve Iuncker

Calvin, tout comme Lénine et bien d’autres étrangers ont habité à Genève. Chacun à sa façon a contribué à sa construction, à son développement et à sa renommée, bonne ou mauvaise. Et des étrangers, il y en a eu : des anarchistes russes, des garibaldistes, des immigrés polonais, des révolutionnaires allemands fuyant Bismarck etc. Et Genève les recevait tous avec bienveillance et compassion!
Pourquoi Genève ? Serait-ce parce qu’elle est un centre de la contestation de l’ordre établi?…

Calvin ne tenait pas particulièrement à se faire connaître ni à faire connaître ses idées hors des frontières genevoises. Si sa vision de la foi, son enseignement et ses prédications étaient bons, cela allait être connu et reconnu de par le monde.
Lénine, dont le but était la révolution voyait les choses autrement. Il ne se contentait pas de la voir éclater à l’intérieur de la Russie, il la souhaitait universelle, voire mondiale !
Calvin, sa Réforme et son Eglise sont connus dans le monde entier. Des réformés, il y en a partout.
Quant à Lénine, la révolution n’a pas été universelle comme il le souhaitait. Le communisme qui a couvert le XXème siècle et qui a vidé les gens de leur âme est loin d’être mondial. Il est même sur le déclin et rétrécit comme peau de chagrin.

Je ne vais pas faire un parallèle entre Calvin et Lénine. Néanmoins, on peut dire qu’ils avaient la même formation de juriste, qu’ils étaient d’excellents orateurs et passionnés par une idée qu’ils ont défendue « bec et ongles ».

Vladimir Oulianov est né à Simbirsk en 1870, dans une famille bourgeoise. Par la suite, cette ville sera rebaptisée Oulianovsk, à 900 km à l’est de Moscou. Son père était Inspecteur des écoles de toute la région. C’était un poste de prestige. Sa mère, fille de Médecin était d’origine juive. Elle a eu 6 enfants. Alexandre l’aîné, étudiant, a été mêlé à une affaire politique ayant pour projet l’assassinat de l’Empereur Alexandre III. Ce frère, exilé et exécuté par la même occasion n’avait que 21 ans, Vladimir 17. Ce drame a marqué le futur Lénine à vie. Voilà la réponse à tout. Depuis lors, le jeune Vladimir change, il devient haineux, cruel et décide de marcher dans les pas de ce frère bien aimé, c’est décidé : « il deviendra révolutionnaire ! »
« Là où il y a une volonté, il y a un chemin », dira- t-il, plein de hargne. En même temps, il rentre à l’Université de Kazan. Quelques mois plus tard il en sera expulsé pour activité politique. Aucune importance, plus tard, il fera le droit à l’Université de Petrograd, sans jamais y avoir mis les pieds. Il réussira l’examen final avec félicitations du jury. Son activité politique commence à prendre de l’ampleur. Il lit Karl Marx. A ce propos, c’est en Russie que « Le Capital » paraîtra en premier, bien avant l’Allemagne, l’Angleterre et la France, c’est dire…

Après trois ans de déportation en Sibérie au village de Shushenskoе au bord de la Léna, (d’où son surnom : Lénine, ce qui veut dire : «originaire de la Léna ») où il a vécu en résidence surveillée, il part à l’étranger. Il y avait épousé Nadejda Kroupskaia, également exilée, qui va l’accompagner à l’étranger et partager ses activités révolutionnaires. Nadejda était d’origine polonaise. Elle n’aimait pas la Russie qui occupait son pays. Ils se sont rencontrés à St Pétersbourg au cercle marxiste. Plus tard, ils assureront ensemble la correspondance avec les socialistes européens.

Par la suite, quand Lénine prendra le pouvoir, Nadejda ou « La First Lady de la Révolution » comme on l’appelait, sera nommée : Directrice générale de l’Education politique, poste qu’occupera quelques années plus tard, une autre First Lady, une certaine Larissa Gorbatcheva.

Lénine entreprend son premier voyage à l’étranger où, au début, il mène une existence errante en Europe, en partie clandestine, dont Genève sera le pôle essentiel. Il arrive à 25 ans à Genève où il rencontre des camarades notamment Plékhanov, célèbre philosophe russe, le premier à avoir introduit le marxisme en Russie. Lénine y fonde le journal Iskra et fréquente « l’Union des sociales-démocrates russes à l’étranger ». Il prend souvent la parole au Café Landolt où il expose ses objectifs, notamment comment combattre la guerre pour la transformer en révolution. Il n’y a pas que le Landolt, il y avait aussi entre autres, le café Treiber, à la Terrassière, quartier entièrement en bois. C’est dans ce café qu’on a entendu les premières notes de l’Internationale.
C’est aussi à Genève qu’il jette les bases du système soviétique. D’ors et déjà il est considéré, encore de son vivant, comme étant le Père et l’architecte de la révolution russe. Le but de ce voyage est de prendre contact avec d’éventuels et futurs collaborateurs, pour réaliser la révolution de ses rêves. Pour cela, il parcourt la Suisse entière ainsi que presque toutes les capitales européennes : Berlin, Paris, Prague, Bruxelles, Helsinki et Capri où il rend visite à Maxime Gorki. On peut situer la période de ses voyages entre 1895 (arrivée à Genève) et 1917 (départ de Zurich). Ce pays est pour lui un port d’attache et surtout Genève qui est depuis longtemps, un centre d’immigrés russes et de démocrates révolutionnaires.

Arrivé à Genève, il est surpris d’y trouver tant de Russes. En 1900, il y a 850 étudiants à l’Université, dont 550 étrangers et parmi eux 220 Russes.
Entre 1895 et 1917, Lénine séjourne à Genève à plusieurs reprises : en 1895, en 1900, en 1903, en 1905, en 1908 etc. Chaque fois il change de logement. Il loge dans les quartiers de la Jonction, de Sécheron, de Carouge et de Plainpalais. En tout il y a 8 adresses, dont la plaque commémorative de son passage sur un immeuble à la rue des Plantaporêts. Tous ces quartiers sont des quartiers habités par des ouvriers et des étudiants. Depuis Genève, il dirige le mouvement social-démocratique et ouvrier, se trouvant en Russie.
Il aime cette « République helvétique », qui se trouve au milieu de ses déplacements, lui rappelle t-elle la Russie, (?) dont dorénavant il s’occupera.
Pendant cette période, Lénine ne retourne que rarement en Russie où il est devenu « persona non grata ». Néanmoins, il se tient au courant par la presse et par d’autres moyens de ce qui se passe dans la lointaine patrie.

Ce grand Homme, ce révolutionnaire parfait, ce Cacique, ce Timonier, ce coureur… de jupons est mort en 1924 à l’âge de 54 ans à Gorki et non à Moscou. La maladie dont il souffre est ce qu’on appelle la maladie honteuse, c’est-à-dire la SYPHILIS. Il n’est pas convenable à un personnage en vue tel que lui, exemplaire sur tous les fronts, investi de la haute mission de la construction d’une Société nouvelle et d’une Révolution qui allait devenir mondiale, de tomber malade et en plus d’une maladie qui fait scandale…NON !!!
En ce qui concerne la Syphilis, il y a des circonstances atténuantes à ses escapades sentimentales dues au fait que pendant toutes ces années vécues en Occident, il habite dans des logements modestes et exigus, que sa belle-mère partage avec eux, ce qui a certainement nui à l’entente conjugale…

L’unique décor de la Place Rouge vide est un Mausolée en marbre brun tel une Pyramide tronquée : gigantesque, glaciale et dure, se détachant sur le fond des Murs du Kremlin, comme s’il y cherchait un appui. C’est ici que repose Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine. C’est ici qu’il est enterré en grande pompe dans ce Mausolée qui ressemble plutôt à un Bunker
qu’à un tombeau. J’avoue que j’ignore à qui revient cette idée du Sarcophage en marbre de parfait mauvais goût : à ses acolytes ou au défunt lui-même ?

Pendant toutes ces années, Lénine s’accroche fébrilement à l’espoir de concurrencer ou plutôt d’anéantir le Christ, personnage insaisissable et à éradiquer l’Opium du Peuple. nom qu’il donne à la religion, à la Foi, aux Eglises et à toute l’Orthodoxie confondue! Oui, lui, Lénine, le plus fort, celui qui a vaincu ce Christ qui est parti sans laisser d’adresse !! Tandis que lui, Lénine, il est là ! Il repose au Mausolée, en chair et en os. Le pays entier lui rend hommage : les pèlerinages se succèdent sans interruption.

Le peuple est déconcerté, voire terrorisé, ne sachant pas où il veut en venir…ce Lénine, serait-il un nouveau Prophète ou simplement un imposteur et un parvenu ? Le doute plane……on a peur d’avouer qu’au lieu du corps décomposé, gardé par des soldats armés, trône dans ce gigantesque Catafalque en marbre, une triste poupée de cire !

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La Bulle d’Air au festival Les Créatives le dimanche 19 novembre 
19 Oct 2017, 10:33 am

Venez découvrir des instruments de tous les continents ou sonoriser des histoires rigolotes. Pour se donner le temps d’une matinée créative. Tout cela grâce à la magie de la musique qui anime La Bulle d’Air depuis 25 ans.

9h30 : Atelier d’éveil musical de 1 à 3 ans
10h30 : Atelier d’histoires à sonoriser de 3 à 6 ans
(45 minutes d’atelier)

Prix par atelier : Chf 10.- par enfant et par adulte, 2ème adulte gratuit

Inscription obligatoire : inscription@labulledair.ch T : 022 788 36 22

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Les Bijoux de Anne, « poésie – féminité – originalité » 
18 Oct 2017, 4:21 pm

Anne  ©lesbijouxdeanneBracelets ©lesbijouxdeanneBoucles d'oreilles ©lesbijouxdeanneBoucles d'oreilles ©lesbijouxdeanneBoucles d'oreilles ©lesbijouxdeanneBracelets ©lesbijouxdeanneBoucles d'oreilles ©lesbijouxdeanneBoucles d'oreilles ©lesbijouxdeanneSautoir ©lesbijouxdeanne©lesbijouxdeanneBoucles d'oreilles ©lesbijouxdeanneBracelets ©lesbijouxdeanne
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Boucles d'oreilles ©lesbijouxdeanne

Derrière une porte lambda, un réduit en attique, baigné d’une lumière matinale encore timide. Un atelier composé de quelques étagères où se tiennent des présentoirs ornés de fines boucles d’oreilles colorées, d’images, d’autres bijoux parsemés par-ci, par là et d’une table, sobrement installée en face de la fenêtre, jonchée de pierres fines dans un désordre presque artistique. Même la chaise, sur laquelle prend place Anne, la créatrice de bijoux, semble décorée contre son gré de multiples sautoirs, bruts ou achevés. Je prends place de l’autre côté de cette table aux mille et un trésors, de ces pierres qui ne cessent de me montrer leurs plus beaux éclats pour en savoir plus sur celle qui déjà, pince dans une main et breloque dans l’autre, commence à créer…

Raconte-moi l’histoire des Bijoux de Anne…
Les Bijoux de Anne a commencé il y a maintenant assez longtemps, en fait, j’ai toujours été créative. Pour la petite histoire, ça a commencé avec une copine qui s’appelle Clémentine et qui avait acheté des petites perles pour se faire une paire de boucles. J’ai trouvé ça super, et la fois suivante, j’ai aussi acheté des petites perles et on a fait ensemble. Après, il s’est trouvé que j’avais plus envie qu’elle de faire des petites paires de boucles donc j’ai commencé à toutes les faire et à les porter. Après de nombreux compliments, j’ai commencé à en faire à mes copines, qui m’en ont par la suite commandé pour à leur tour faire des cadeaux à leurs proches. J’ai été assez flattée et pour la première fois d’ailleurs, cette copine qui m’avait initié à la fabrication de bijoux, m’a demandé de lui faire une création avec des pierres que l’on avait acheté ensemble. J’ai ensuite créé une page Facebook Les Bijoux de Anne. Le nom m’est venu un peu comme ça, c’était vraiment dans le but de relayer simplement ce que je faisais.

Quelle profession exerçais-tu avant la création de bijoux ?
De formation je suis musicienne classique, violoniste et il y a trois ans en arrière, j’ai arrêté. Cela faisait depuis mes 17 ans que j’étais violoniste professionnelle, que je travaillais dans les orchestres et que je faisais de l’enseignement. Je travaillais à l’orchestre à temps partiel à Bienne, il y avait donc les déplacements et les horaires irréguliers (le soir, le weekend etc.) qui ont fait que j’ai, malgré moi, un peu sacrifié ma vie sociale. J’ai donc par la suite décidé d’arrêter bien que là, avec les bijoux, on soit toujours dans le domaine artistique ! J’ai fait des études d’histoire de l’art avec option arts plastiques. Déjà au lycée, j’avais pris cette option. En fait, le manuel et l’artistique m’ont toujours suivie. Les bijoux sont arrivés il y a sept ans à peu près, Facebook pourrait le dire mieux que moi (rires) ! Au début, je faisais cela à mes heures perdues et cela m’occupait bien. Mais au fur et à mesure, j’ai commencé à organiser des ventes privées où des copines de copines venaient, ce qui a contribué à me faire connaître encore davantage.

Quels sont tes matériaux de base ? Et au niveau des pierres ?
Le laiton, même si en ce moment j’ai du plaqué or. Je travaille un peu en doré maintenant car il y a la clientèle pour. C’est plus classique mais voilà, il y a toujours beaucoup de pierres, c’est très coloré ! Pour en revenir au laiton, moi j’aime bien car c’est discret, un peu vintage et si tu regardes, tu vois que ce n’est pas tape-à-l’oeil. Ça se combine bien avec les assemblages que je fais et que j’aime faire. Pour les pierres, ce sont des pierres fines (ou pierres précieuses, on dit comme on veut !). Après, mis à part le matériau et les pierres, les bijoux évoluent plus selon mes envies, mes inspirations et bien évidemment, ce que je vais trouver chez mes fournisseurs ! Mais je travaille avec du grenat, du spinelle, de l’apatite, de la labradorite, de la calcédoine, de la chrysoprase, du quartz, de la pyrite, du rubis d’inde, de l’améthyste etc. De plus, je voyage beaucoup et cela m’est déjà arrivé d’acheter des pierres en Sicile, à Rome ou à Paris par exemple. Comme je fais des pièces uniques et que bien évidemment je n’ai pas envie d’être copiée, j’essaie de ne pas acheter toutes mes pierres au même endroit.

Que préfères-tu créer ?
Les boucles d’oreilles. Moi, je porte énormément de boucles d’oreilles, je peux en changer deux fois dans la journée selon si j’étais habillée de cette façon la journée et que le soir je sors. Les boucles d’oreilles vont toujours être assorties à la tenue. Et comme il y a toujours de la couleur dans mes boucles, je vais à chaque fois essayer de faire un rappel avec un élément de ma tenue comme un sac à main, un foulard ; de combiner avec un détail.

Quelle est ta pierre de prédilection ?
Ça c’est difficile, c’est par période ! J’aime beaucoup le grenat… non, je n’ai pas de pierre préférée… C’est comme, j’écoute beaucoup de tango et on me demande « c’est quoi ton orchestre préféré ? » euh comment dire ? Non en fait, ça dépend de la façon dont elles sont taillées par exemple. C’est vrai que j’aime bien le grenat, c’est une pierre chaleureuse et qui a une teinte un peu comme le vin, c’est très beau et profond.

Comment ça se passe lorsque tu crées un bijoux ? T’inspires-tu d’autres choses ?
Un peu, forcément parce que je suis assez connectée à la mode et il m’arrive de feuilleter des magazines et puis de regarder ce qu’il y a aussi en boutique. Je suis assez esthète, j’aime bien regarder l’équilibre, l’harmonie dans les couleurs et les formes et cela va m’inspirer. Aussi, je vais le voir sur les filles, il y a des choses que j’aime, d’autres pas du tout. L’inspiration vient en premier lieu des pierres ; un type et une forme de pierre vont me donner envie de faire une combinaison comme ci et une couleur de pierre va me donner envie de faire une combinaison comme ça. D’ailleurs au début, j’étais beaucoup moins audacieuse dans les couleurs parce que je viens du monde classique quand même… Et une cliente, qui doit avoir une soixantaine de paires de boucles m’a souvent dit : « mais pourquoi tu ne combinerais pas ça avec ça ? », donc j’ai commencé à plus combiner les couleurs et c’est super cool !

Quel est le temps de fabrication d’une paire de boucles d’oreilles ?
Alors, ça dépend de la paire, parfois les pierres sont très très fines et il y a vraiment un travail de combinaison qui demande du temps et du matériel que j’utilise pour la fabrication. Parfois, ça va être avec des fils de cuivre, des tiges de cuivre, mais ça ne prend pas énormément de temps en soi. Sauf que souvent, ce que l’on ne compte pas c’est le temps de recherche des perles, le temps passé dans le train pour aller chez les fournisseurs, c’est le temps de posts sur les réseaux sociaux, sur le site… Voilà c’est un temps qui n’est pas dédié à la création en tant que tel. Après, si je dis que je mets entre 5 et 10 minutes pour faire une paire de boucles, ça paraît ridicule et par contre, si on compte qu’il faut faire des recherches aussi au préalable sur des pierres et aller ici ou là pour les acheter, c’est plus conséquent.

Quelle est la pièce qui t’a demandé le plus de travail ?
Ça m’est arrivé d’avoir des pièces vraiment longues à faire. C’était plutôt sur commande, sur-mesure. A l’époque, cela prenait plus de temps de faire des sautoirs par exemple, car je ne montais pas de la même façon. Une fois j’ai fait un sautoir double qui m’avait pris assez de temps ; il était assez extravagant, il y avait plusieurs couleurs et tailles de pierres mais chacune était autonome. Le tricotage était très long. Après, cela peut être une heure ou deux heures pour faire cela. Plus, c’est très rare. Et comme je fais des pièces uniques et sur-mesure, il y a parfois des réalisations qui nécessitent davantage de travail.

Participes-tu à des marchés où tu exposes tes bijoux ?
Oui. D’ailleurs, le prochain marché c’est le Style market à Saint Prex, le 18 et 19 novembre et après j’ai deux ventes privées sur Lausanne. J’organise également un événement qui s’appelle le Bazar bohème et qui aura cette année lieu le 9 décembre à la Potinière. J’expérimente un peu plus les événements notamment pour les fêtes de fin d’année afin de me faire connaître et de proposer toujours plus de pièces originales et uniques.

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Page FB : https://fr-fr.facebook.com/lesbijouxdeanne

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Carouge, ville lumière! 
18 Oct 2017, 3:24 pm

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Vous les avez peut-être aperçus du côté de la rue Caroline ou de la place de l’Octroi, ces jeunes vêtus de vestes vert fluo flanquées du sigle des Services industriels de Genève (SIG). Ou découvert une affichette scotchée sur les portes d’entrée des immeubles de ce quartier carougeois avec leurs photos en grand pour convier les habitants à un rendez-vous personnel. Qui sont-ils ? Des « ambassadeurs-drices de quartier » Leur but ? Faire économiser à plus de 600 ménages modestes environ 15% de leur consommation d’électricité. Et tout ça grâce aux opérations éco-sociales du programme « Eco21 » déployées par les SIG depuis 2009 avec la précieuse collaboration de toutes les communes (sauf la Ville de Genève !) ainsi que de, notamment, l’association « Terragir pour une énergie solidaire ». En effet, les Carougeois ont l’opportunité pour la sixième fois d’ouvrir leurs portes à une équipe de jeunes en recherche d’emploi ou en année sabbatique, formés et encadrés par des professionnels, afin de bénéficier de leurs conseils avertis en matière d’économie d’énergie : des ampoules LED remises gracieusement aux économiseurs d’eau, en passant par des bons d’achat pour de nouveaux frigos moins énergivores ! De plus, grâce à leurs origines diverses, les « ambassadeurs-drices » peuvent prodiguer aux locataires moult recommandations en plusieurs langues sur les éco’gestes simples à adopter.
La commune de Carouge choisit les logements qui bénéficieront de l’Opération, finance une partie du budget, recrute le personnel via son service de l’emploi et met à disposition un petit local pour stocker le matériel servant de quartier général, sous l’œil attentif de leur superviseur Momo qui veille à faire régner une ambiance chaleureuse et conviviale. La preuve ? Plusieurs jeunes sont déjà devenus des « ambassadeurs seniors », tant ils apprécient cet esprit de famille ! Alors, faites-leur bon accueil !
Prochaine mission « SIG Eco21 » aux Avanchets dès le 2 novembre.

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Genthod pourpre et doré 
16 Oct 2017, 2:36 pm

© Eugénie Rousak© Eugénie Rousak© Eugénie Rousak© Eugénie Rousak© Eugénie Rousak© Eugénie Rousak© Eugénie Rousak© Eugénie Rousak
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© Eugénie Rousak

Frémissante et frissonnante, l’automne enveloppe finalement Genève après quelques journées douces et ensoleillées. La nature l’accueille avec sa nouvelle palette de couleurs, habillant les arbres et les buissons dans les tons pourpres et dorés. Le feuillage tombe et couvre progressivement le sol, créant l’illusion d’un immense tapis jaunâtre. Le flétrissement a débuté pour préparer l’arrivée de la blancheur hivernale.

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Soirée spéciale en faveur des populations civiles dans les pays en guerre 
16 Oct 2017, 10:28 am

En date du 5 octobre 2017, L’appel de Genève, qui œuvre pour protéger les populations civiles dans les pays en guerre, s’est associé à la Compagnie Urbaine pour une représentation spéciale dédiées aux victimes de conflits.
Ainsi, dans le cadre du grand spectacle de cultures urbaines, ZUP, le public a pu assister à une performance solo « Sacrifice » du danseur syrien Ahmed Joudeh sur fond de projection d’images de bâtiments syriens en ruine.

Avant d’être repéré par le ballet National Néerlandais, Ahmed était un artiste connu pour avoir dansé, au risque de sa vie, dans les ruines de Palmyre.

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Lever de Soleil. 
16 Oct 2017, 8:50 am

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Lever de soleil entre Aire-la-Ville et Bernex.
A+Frank

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Exposition de l’artiste Miranda du 18 au 28 octobre à la Galerie l’Art’monie 
12 Oct 2017, 9:39 am

Lune de miel   Bronze  H 72 x L 27 cmAu galop  Bas relief Terres cuites mélangées blanche et noire  H 33 x L 30 cmDéclaration d’Amour  Bas relief Terre cuite blanche avec émail H 36 x L 30 cmFlyer de l'expositionRéflexion des sages Terre cuite blanche émaillée H 33 x L 30 cmla couveuse  Bronze  H 15 x L 30 cmCrapaudine   Bronze H 10 x L 22 cmLigne de flottaison  Moulage en résine  H 15 x L 19 cmA corps sensible  Bronze  H 31 x L 36 cmL'abreuvoir de paix Terre cuite blanche avec email  H 30 x L 75 cm
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Déclaration d’Amour Bas relief Terre cuite blanche avec émail H 36 x L 30 cm

La Galerie l’Art’monie a le grand plaisir de vous annoncer sa nouvelle exposition, du 18 au 28 octobre 2017, avec les œuvres de l’artiste Miranda.

La Galerie l’Art’monie a le grand plaisir de vous annoncer sa nouvelle exposition, du 18 au 28 octobre 2017.

Vous pourrez y découvrir des bas-reliefs & des sculptures en bronze ainsi qu’avec différents types de terres cuites, parfois agrémentées d’émail, d’engobe et grès brun chamotté.

Miranda est née en 1959 à Nyborg (Danemark) mais elle vit depuis une quinzaine d’années à Genève ou elle a également son atelier, dans le quartier de Villereuse.

Suite à une formation à l’école des Beaux-Arts de Paris (Sculpture, lithographie et gravure sur cuivre) elle s’initia aux techniques de l’orfèvrerie et de la cire perdue au Danemark, lesquelles lui ont permis de trouver un sens dans le travail de précision et la connaissance des matériaux.

Parmi les reconnaissances artistiques de tiers l’on peut citer l’acquisition de l’une de ses oeuvres par le Musée de Carouge/GE ainsi qu’une invitation à exposer au salon d’art contemporain « Rhy Art Fair Basel ». Miranda a également exposé au célèbre « Miami River Art Fair »/FL-USA et a obtenu plusieurs prix en participant à des concours.

Exceptionnellement les œuvres d’une seule artiste seront présentées, l’exposition aura une durée de 10 jours avec des horaires d’ouvertures prolongés et la galerie sera également ouverte le lundi 23 octobre (Les horaires sont indiqués sur le flyer annexé)

Si votre emploi du temps le permet nous nous ferons un plaisir de vous recevoir lors du vernissage, le jeudi 19 octobre dès 17h, afin d’y partager autant un moment de convivialité que les œuvres de cette artiste qui sera présente.

Accès à la galerie = Tram 12 “arrêt Villereuse“ en face de la galerie et “parking Villereuse“ juste à côté.

Galerie l’Art’monie Rue de Villereuse 1 1207 Genève 022 777 22 22

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Parler à Fifi, Médor ou au lapin 
11 Oct 2017, 2:16 pm

© Lucien Fortunati
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© Lucien Fortunati

Si Felix, votre matou de service vous regarde de travers depuis quelques temps et boude sa pâtée ou que Médor, votre chien adoré, se languit et n’a plus envie d’honorer ses promenades hebdomadaires, vous allez certainement consulter un vétérinaire. Le véto ne décèle pas de pathologies particulières et Felix et Médor sont toujours dans le même état. Que faire ? En sachant que les animaux sont comme nous, les humains, sujets à des maladies psychosomatiques, c’est peut-être le moment d’aller demander conseil à un « communicateur animalier » qui pratique la communication intuitive.
La communication animale ou intuitive se définit comme une forme de communication de type télépathique entre le communicateur et l’animal. Cet « interprète » est en quelque sorte le trait d’union entre le maître et son protégé. Il traduit avec des mots les émotions, la douleur, les troubles que ressent l’animal. D’ailleurs certains vétérinaires à Genève ont à disposition dans leurs fichiers des adresses de « communicateur animalier ».
Pour me faire une idée plus précise de cette discipline, j’ai rencontré Paulina.
« Je ne suis pas comportementaliste, éducatrice ou dresseuse, je sers d’interprète pour l’animal » m’explique t-elle. « Dès mon adolescence j’au eu conscience de mes aptitudes médiumnique, j’avais des intuitions, des perceptions extrasensorielles et j’ai eu envie de pratiquer ce don en faveur des animaux ». Comment s’est-elle spécialisée dans ce domaine ? « J’ai pris des cours avec une vétérinaire qui était interprète animalière et ai beaucoup appris en effectuant de nombreuses analyses de cas durant de longs mois et en finalisant mon apprentissage par un mémoire pour obtenir le certificat de « conseillère en communication animale ». Avec quels types d’animaux peut-on communiquer ? « Avec tous, chien, chat, lapins, poissons, oiseaux, j’ai même, un jour de vacances ,communiqué avec une cigale » me dit-elle. Comment se met-elle en réceptivité avec l’animal ? « Je peux me rendre chez le propriétaire de l’animal mais en général je préfère pratiquer à distance, par téléphone, ceci dans un but bien précis : ne pas perturber l’animal en rentrant dans son territoire, il faut que je reste neutre dans mon analyse » souligne t-elle. « J’ai tout d’abord une conversation avec son maître pour connaître la situation, l’âge, le sexe, le plus d’informations possibles, ensuite je lui demande 2 photos de son animal et, pour avoir un fil conducteur, 5 questions qu’il aimerait que je pose a son protégé »elle m’explique qu’ensuite elle se met en ondes alpha, un état qui se situe entre l’éveil et le sommeil et qui en principe met « en veilleuse » le mental et permet de recevoir des informations, d’obtenir la connaissance d’une situation. « Dans ce genre d’état je me retrouve dans une autre dimension et arrive à décrypter ce que pense et ressent l’animal, pour ensuite le retranscrire verbalement au propriétaire ». Elle rajoute « Un jour on m’a demandé de questionner un chien qui fuguait constamment, son maître (qui l’avait adopté de la SPA) ne savait plus comment faire. En communiquant avec ce chien il m’a fait comprendre qu’il avait subi auparavant de nombreux traumatismes (que la SPA et son nouveau maître ignoraient) notamment qu’il avait été battu, il se trouvait donc dans un état de panique constant face aux hommes. En sachant cela j’ai pu expliquer au maître qu’il fallait rétablir un climat de confiance en faisant revivre au chien une enfance heureuse avec beaucoup de jeux et en lui donnant beaucoup d’affection» . Parallèlement à ses conseils elle recommande également les fleurs de bach « Je conseille dans certaines situations les fleurs de bach (elixirs floraux) qui soignent non pas la maladie mais les émotions et état d’être de l’animal de manière progressive et naturelle ». Mais quoi qu’il en soit elle me précise qu’avant son intervention elle demande toujours à la personne si elle a consulté un vétérinaire pour être sûre qu’il n’y ait pas de pathologies physiques. « Le fait de pouvoir aider le maître et son animal, qu’ils puissent vivre ensemble dans l’harmonie et la complicité, arriver à défaire des situations souvent compliquées et constater une nette amélioration est vraiment très gratifiant pour moi. Je constate également qu’il existe de la part de certains animaux des missions de vie, certains me disent qu’ils sont là pour accompagner un être humain ou une famille sur leur chemin de tous les jours »rajoute t-elle. Pour terminer voici une citation de Gandhi « On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités ». Pour infos : paulina-sv@bluewin.ch.

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